Opérations de paix : Les dangers de la désinformation/mésinformation
- 31 mars 2026
- MONUSCO 01
L’efficacité du contrôle du cessez-le-feu dépend précisément de la coopération et du consentement de l’État hôte et des populations locales, a relevé lui aussi le général de corps d’armée Ulisses De Mesquita Gomes, commandant de la force de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). C’est pourquoi, a-t-il prescrit, il faut maintenir la confiance par le biais de la transparence, de la responsabilisation et d’une communication efficace.
Par ailleurs, a-t-il avancé, la collaboration avec les fournisseurs de télécommunications peut contribuer à la mise en place de systèmes d’alerte précoce mobiles, permettant aux civils de signaler rapidement et efficacement les violations du cessez-le-feu. Cependant, il a rappelé que ces mêmes technologies de surveillance sont également utilisées par des groupes armés, des milices et des réseaux criminels. Ces derniers mois, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), on a par exemple observé que des groupes armés utilisaient des drones à des fins de reconnaissance, ainsi que des applications de messagerie cryptées aux fins de coordination et de propagande, contournant ainsi les méthodes de surveillance traditionnelles.
Le général Gomes a insisté à cet égard sur l’importance de la lutte contre la menace croissante de la mésinformation et de la désinformation, des fléaux qui sapent la crédibilité des missions de maintien de la paix et compromettent l’exécution de leurs mandats. Pour y faire face, la MONUSCO a diffusé proactivement des preuves factuelles sur de multiples plateformes de communication. Dans le cas de la FINUL également, la désinformation est une menace croissante, a témoigné le général Lázaro Sáenz. Il est important selon lui que les acteurs gouvernementaux prennent également des mesures pour sensibiliser la population sur le rôle et le mandat de la FINUL, afin d’éviter les malentendus.
