Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies chargé des affaires politiques, Kenneth Gluck, vient de passer deux jours à Kaga-Bandoro (dans la Nana Gribizi). Cette ville a connu ces dernières semaines un afflux d’éléments des groupes armés, dont le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) depuis la conduite de l’opération Sukula dans le quartier PK5, conjointement par la MINUSCA et le Gouvernement en vue de restaurer l’autorité de l’Etat dans le 3e arrondissement de Bangui.
A Kaga Bandoro, le Représentant spécial adjoint a échangé avec plusieurs interlocuteurs, dont les autorités locales, les représentants des groupes armés, des membres de la société civile et des acteurs humanitaires, en vue de s’enquérir de la situation dans la ville.
Occasion pour Kenneth Gluck d’insister sur l’importance du dialogue comme meilleur mécanisme de résolution des conflits. « Avec le dialogue on peut éliminer les activités de ces groupes armés. Avec le DDR, avec le dialogue et avec la bonne volonté de toute la communauté, on peut résoudre tous ces problèmes », a-t-il dit, rappelant que la MINUSCA est ferme dans sa position : « on ne permettra ni des offensives armées, ni des mouvements militaires qui menacent la sécurité d’une ville ou du gouvernement, encore moins celles des populations civiles ».
Mais, ajoute Kenneth Gluck : « comme le gouvernement l’a toujours fait valoir, nous privilégions le dialogue pour éviter des menaces contre les civiles et contre l’intégrité de l’État (…) Tous les Centrafricains, lors de mes échanges avec différents interlocuteurs, reconnaissent que l’État doit travailler, sans exclusive, avec tous les citoyens. Est aussi mis en relief l’importance d’avoir une police et une gendarmerie au service de toute la population. Il faut travailler avec le gouvernement pour rétablir cela, et nous sommes en train de le faire ».
« La population doit croire en un futur stable, et nous sommes ici pour quelques années pour les aider à y parvenir. Et je suis très optimiste que les Centrafricains peuvent réussir dans cette tâche », indique par ailleurs le Représentant spécial adjoint en guise de message.
Il convient de rappeler que le 23 avril 2018, le Commandant de la Force de la MINUSCA, le Général de Corps d’Armées Balla Keita, accompagné de son adjoint, le Général de Division SIDIKI Daniel Traoré, et de quelques membres de l’Etat- major de la Force, a effectué une visite successivement à Dekoa et Sibut ( (préfecture de Kemo, voisine de la Nana Gribizi). Une visite dont l’objectif était de s’enquérir de la situation sécuritaire dans ces localités et ainsi prendre des dispositions nécessaires face aux menaces brandies par du FPRC, dont des éléments armés signalés à Kaga-Bandoro.
- Accueil
- Maintien de la paix
- actualites
- De récents défis sécuritaires dans le Centre au menu de la visite du Représentant spécial adjoint à Kaga Bandoro
De récents défis sécuritaires dans le Centre au menu de la visite du Représentant spécial adjoint à Kaga Bandoro
- 27 avril 2018

Related News

Le secrétaire général António Guterres (au centre à gauche) et le sous-secrétaire général chargé des opérations de paix de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix (à l'extrême droite), rencontrent Rodolphe Haykal (au centre), commandant des Forces armées libanaises, lors de leur visite au Liban. Photo: FINUL
Arrivé la veille à Beyrouth, au cœur d’un Liban de nouveau pris dans la tourmente, le chef de l’ONU a lancé samedi un appel pressant à mettre fin à la guerre qui embrase le Moyen-Orient. Dans le sud du pays, a-t-il averti, la…

Les diplomates réunis, mercredi, au Conseil de sécurité de l'ONU pour discuter de la crise en Iran et dans la région du Moyen-Orient. Photo: ONU
La guerre déclenchée fin février par les frappes israélo-américaines sur la République islamique continue de produire ses secousses diplomatiques. Mercredi, au Conseil de sécurité de l’ONU, une large majorité d’États s’est…

Photo : FINUL
La visite du chef de l’ONU intervient alors que les médias font état de nouvelles frappes d’Israël au Liban, dans le contexte de la guerre qui affecte l'ensemble du Moyen-Orient. La Force intérimaire des Nations Unies au…

Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, témoigne de l'impact des bombardements durant l'escalade militaire des derniers jours. Photo : ONU
Six jours après les premières frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, la guerre s’étend aux routes maritimes, aux couloirs humanitaires, aux hôpitaux et aux mouvements de population à travers la région. Les agences…
